La ligne D a connu une fin de semaine calamiteuse. Petit bilan :
1°) L'information reste un gros point noir. Que ce soit dans les rames ou dans les gares, elle fut pour la plupart des cas inexistante ou franchement incomplète.
De plus, l'absence totale de communication entre RATP et SNCF a été flagrante, que ce soit à Gare de Lyon ou à Chatelet. Il faut vraiment que ce point soit réglé.
2°) La chaleur. Là aussi, c'est un gros problème. Les rames ne sont pas du tout aérées, et les malaises se sont répétés malheureusement fort logiquement, vu la fournaise. La réponse de la SNCF, qui nous épond qu'en gros il n'y a rien à faire n'est pas du tout satisfaisante. On nous annonce des épisodes caniculaires de plus en plus fréquents, il faut trouver des solutions avant qu'il se produise un drame du style crise cardiaque dans une voiture.
3°) La désorganisation de mercredi et de jeudi fut totale. Je serais encore plus sévère pour jeudi, même si la galère a été un peu moindre que la veille. L'incident de jeudi a concerné la partie NORD, or, la partie SUD fut trés touchée, avec des départ au compte-goutte, malgré la soi-disante interruption de l'interconnexion (soi disante parce que selon des témoignages, des rames provenaient du NORD). Il faut un cloisonnement le plus rapide possible, afin d'éviter ce genre de "propagation" d'un incident. La SNCF y travaille, mais ce n'est pas encore au point
4°) D'aprés ce que j'ai compris, le point de départ de la pagaille de mercredi serait une panne d'une Z5300 direct Melun, et la colère des usagers d'avoir récupéré ces poubelles. Le petit tour de passe-passe du STIF (et non de la SNCF qui ne décide rien dans ca cas là), comme on l'avait prévu, a provoqué de forts et légitimes mécontentements.
5°) Le seul point positif, c'est que le SaDur a vu sa notoriété bondir. Sur les forums, nous commençons à être bien connu, et de plus écouté et approuvé, même par les cheminots !