Le Gorafi:
L’armée délocalise ses stages commando sur le RER D
Survie sur les quais de Chatelet-les-Halles, combat urbain en Gare du Nord ou encore exercice de guérilla à balles réelles en gare de Grigny, les épreuves à la rudesse avérée ne manquent pas au programme de cette nouvelle formation commando qui se veut avant tout ancrée dans le réel.
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Lucas est caporal-chef au 8e RPIMa de Castres. Il fait partie des premiers à avoir testé ce stage commando transféré sur le RER D. Il raconte : « Ça n’a rien à voir avec ce qui se faisait par le passé. C’est un tout autre niveau d’épreuve ! Je suis sorti de ce stage, j’étais une loque. Et aujourd’hui je me demande encore comment j’ai fait pour ne pas craquer. » Et le militaire du rang de continuer : « Je suppose que l’état-major l’a voulu ainsi mais il pousse tous les candidats dans leurs derniers retranchements. Si le mental n’est pas là pour assurer, c’est terminé. »
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Ce stage commando à bord du RER D, de par sa difficulté exceptionnelle, semble déjà attirer le regard des autres armées du monde qui observent avec intérêt cette initiative originale. Certains pays ont même passé des partenariats pour envoyer quelques-uns de leurs hommes à bord de la ligne Creil-Melun. C’est le cas d’Eduardo Mira, sergent dans l’armée colombienne, qui testera d’ici quelques jours les joies des transports en commun en Ile-de-France: « Je suis très impatient de faire mes preuves à l’occasion de cette formation. Chez nous, on a le stage des Lanceros au cœur de l’Amazonie qui dure 66 jours. Je l’ai déjà fait deux fois. C’était la pire expérience de ma vie mais aussi la plus riche. Mais à côté de ce que semble réserver le RER D, on dirait un épisode des Télétubbies »
