Messagepar x58 » 24 janv. 2016, 12:18
Il en manque effectivement.
Avant les services dans les gares, dont l'installation peuvent soulever des difficultés avec les commerces déjà installés autour de la gare, il faut penser intermodalité. La SNCF n'est pas missionnée pour faire rouler des trains, mais pour transporter des gens, entre un départ et une arrivée qui ne sont jamais 2 gares de SNCF. SNCF assure une part, qui est souvent fatale à tout le voyage, mais sera toujours perçue comme ratée s'il faut galérer entre la gare et le parking ou encore en attendant le prochain bus après en avoir vu partir un pendant qu'on descend du train.
Je pense aussi qu'il faut mettre l'emphase sur la robustesse et la résilience du l'organisation "transilien".
Robustesse: des matériels qui ne sont pas obsolètes, avec de la cannibalisation rendue nécessaire tant ils sont vieux, des trains dont une part de l'entretien est abandonnée (chauffage, SIV, ...) mais aussi et surtout de la maintenance préventive au lieu d'attndre "que ca pête". Quelques trains en trop seraient aussi les bienvenus, sauf à trouver une méthode pour qu'il n'y jamais de panne surprise, jamais de vandalisme, jamais d'aiguillage en panne.
Aujourd'hui, RIEN n'incite SNCF à investir dans des actifs ou des méthodes qui ne sont perçus comme utiles que si tout s'écroule.
Il faut investir dans la résilience. Là, il s'agit d'avoir trop de trains, trop de conducteurs et trop de tiroirs pour poursuivre l'exploitation et la production à des niveaux plus élevés qu'aujourd'hui dès qu'un aléa se produit. Il est inacceptable qu'un colis abandonné à Melun bloque des trains à Malesherbes et même dans toute la ligne. C'est un exemple mais nous voyons tous régulièrement des aléas avoir des conséquences sur l'intégralité de la ligne parce la ligne n'est pas ou pas assez découpable en tronçons isolés. Malheureusement, toutes les dispositions susceptibles d'améliorer cette résilience ne produisent quelque chose de mesurable qu'en situation dégradée, c'est à dire une situation où il est habituel de ne plus rien mesurer du tout mais d'improviser.
Il faut que SNCF soit inciter à investir dans la résilience.
Ces incitations peuvent être financières, car il arrive rapidement un moment où les questions "combien ca coute?", "Qui paye?" et "Combien ca rapporte?" sont posées et il faut avoir le courage de savoir y répondre, mais elles peuvent aussi être contractuelles (le contrat STIF - SNCF), voire réglementaires.
Et là, ce sont plus les politiques que les opérationnels qui doivent s'engager, avec le courage de dire aux clients, aux électeurs et aux contribuables (ce sont les mêmes) en allant jusqu'à demander de l'argent ou à priver d'autres projets de l'argent nécessaire au RER D.