Voici le texte (vers 11') :
"Le ferroviaire est, pour nous, une priorité. Alors, ces décisions ne doivent pas se faire au détriment des réseaux existants. Autant la LGV est un succès considérable mais il y a 15% des voyageurs qui prennent la LGV, il y a 85% qui prennent les autres lignes. Il existe 30 000 km de voies que nos concitoyens empruntent tous les jours. Ce sont, pour le principale, les voies des trains d'équilibre du territoire, des RER et des TER. Entre 1984 et 2005, notre pays a diminué de moitié leur régénération, c'est à dire que l'on entretenait 500 km par an de voies de TER ou de trains d'équilibre du territoire. Tout le monde sait qu'il faut 1000 km d'entretiens par an. C'est d'ailleurs ce qui était fait avant 1980. Et, à ce rythme là, les experts nous annonçaient la fermeture des 2/3 du réseau en 2025. Parce que vous comprenez que si on n'entretient pas les voies sur lesquelles passent les trains, et bien on ne peut pas continuer. Donc les 2/3 du réseau était menacé de fermeture. Avec Guillaume Pépy et le président de RFF nous avons donc lancé des plans de régénération de nos voies et à partir de 2010 nous retrouvons un rythme de 1000 km de voies régénérées chaque année. On double l'effort ! C'est à dire qu'on a quatre fois plus de chantier de LGV et on double l'effort sur l'entretien de nos voies. Alors, évidemment, il va falloir limiter les perturbations car cela va représenter des chantiers considérables. Et je demande à nos compatriotes de comprendre qu'on ne peut pas demander à RFF et à la SNCF d'entretenir le réseau, de faire de nouvelles lignes, de changer tout ce qui est vieux... et de ne pas avoir de perturbations des travaux. "
S'ensuit l'aspect économique des chantiers...