J'ai jeté un œil sur l'article du Parisien relatif aux incidents récurrents des RER et métros.
Alors que la plupart des remarques sont du niveau de ce journal, UNE et une seule réaction sort vraiment du lot, et met le doigt là où ça fait vraiment mal. Enfin un qui à tout compris...
Remster ne sera pas surpris, car c'est ce que je ne cesse de lui dire depuis un certain temps
Aussi n'ai-je pu m'empêcher de vous faire un copié-collé de ses propos:
>>> "Pierrot
le 06/12/2010 à 12h19
Les transports en Ile-de-France
La question que je me pose, c'est : "Pourquoi fait-on - dans ce cas bien précis - le trajet Val de Fontenay - Rueil ?". Je sais bien que c'est pour aller bosser, évidemment. La question ne porte pas sur la raison du trajet, mais sur la raison d'un tel éloignement. D'un façon générale, pourquoi les franciliens habitent-ils si loin de leur lieu de travail ? Et quand bien même, pourquoi faut-il systématiquement emprunter un trajet passant par Paris, même quand on ne s'y arrête finalement pas ? L'exemple donné tombe bien, car cela permet de schématiser ce qu'on observe depuis longtemps : le clivage de la Région, avec l'emploi à l'ouest et le logement à l'est... et des lignes de transport convergeant toutes vers Paris. Il n'est pas difficile d'observer le petit manège de ces millions de franciliens qui prennent le RER A dans des gares comme Chessy, Torcy, ou Val de Fontenay, pour ne quitter la rame qu'une fois dans Paris ou au delà (la Défense, Nanterre...). Le RER a précédé une urbanisation... mais cette urbanisation a-t-elle réellement été pensée pour faciliter la vie des franciliens ? Par exemple, on nous annonce un super cadre de vie à Val d'Europe, avec des dizaines de milliers d'emploi à la clé, proximité avec Disney oblige. Mais las ! Les emplois créés sont principalement issus de l'hôtellerie, la restauration, et le commerce, tandis que les logements, assez chers, sont occupés par des cadres qui travaillent dans le tertiaire (je généralise volontairement). Avec des sièges sociaux attirés par des villes comme Vélizy, Coubevoie, Issy-les-Moulineaux, où le prix au mètre carré est exorbitant, il n'est plus étonnant de voir à quel point le RER A est sollicité pour palier cette situation ô combien illogique. Et plus généralement, c'est l'ensemble des transports franciliens, qu'ils soient ferroviaires ou routier, qui souffrent d'un besoin de déplacement complètement démesuré. En Province, personne ne comprendrait qu'on puisse habiter à une heure de son lieu de travail ; en Ile-de-France, c'est malheureusement la norme. Bref, on ne sauvera pas le RER A en lui ajoutant de la capacité, mais en diminuant les besoins de mobilité. Le jour où les entreprises s'installeront à l'est, Madame n'aura plus besoin que de faire un trajet Val de Fontenay - Noisy le Grand (par exemple) bien plus court." <<<
La messe est dite...
Question: qui gère l'urbanisme en IDF ?
Parquer les pauvres à l'Est pour les faire trimmer dans la banlieue des mémères à chienchiens, qui permet la perpétuation d'une telle absurdité ? Et pourquoi ?
























