Le site du conseil général de Seine et Marne nous précise que M. Vincent Eblé a participé au Conseil du STIF du 1er juin en sa qualité de Vice-Président, représentant la grande couronne, et qu'à cette occasion, il a voté l’adoption définitive de la fusion des zones 5 et 6 précisant que les habitants de cette nouvelle zone 5 font une économie annuelle de 140 € sur leur Navigo.
Il faut préciser que cette économie ne concerne que les personnes travaillant à Paris. Mais pour les autres, c'est un vol manifeste car si je prend mon cas, je navigue qu'à l'intérieur de la nouvelle zone 5 empruntant les lignes R et D entre Montereau et Corbeil. Or, le fait d'avoir un pass Navigo oblige d'acheter 2 zones, donc la 5 et la 4. Je paie donc pour deux zones alors que j'en empreinte qu'une seule. Et du coup, l'augmentation de tarif s'applique. Mais il est vrai que nos dirigeants n'utilisent pas les transports, et surtout pas cette ligne D (passant par St-Fargeau Ponthierry) aux heures de pointe, pourrie par ses suppressions de trains à répétition aussi bien le matin que le soir. Autant dire que ce n'est pas demain que les Melunais vont déserter la Francilienne avec de pareilles conditions de transport inacceptables. Pourtant il serait temps de se réveiller car le mal de tête risque d'être très désagréable au lendemain des prochaines élections. Mais après tout, s'il faut donner un bon coup de pied dans la fourmilière...ça ne pourra pas être pire qu'aujourd'hui.
Voir ici...
http://forum.sadur.org/viewtopic.php?f= ... 61#p151461
Les abonnements comportant la zone 5 n'augmentent pas.
Les seuls pigeons sont les quelques abonnés qui n'avaient que les zones 5 et 6: ils se trouvent contraints de prendre les zones 4 et 5 puisqu'il n'y a pas d'abonnement avec une seule zone: ils payaient 54,90 EUR/mois, ils paieront désormais 55,70 EUR/mois (+1,5 %).
Ceux qui avaient les zones 4 à 6 payaient 62,40 EUR/mois, ils paieront désormais 55,70 EUR/mois (-10,7 %).
Eh oui
Il est certain qu'afficher avec force que le tarif sur les zones 1 à 5 n'augmente pas, alors que l'augmentation subsiste dès lors qu'on ne va pas en zone 1, c'est assez injuste pour la grande couronne, voire même toutes les couronnes.
L'augmentation a été nulle pour les abonnements 1 à 5, 2 à 5, 3 à 5 et 4 à 5, pas uniquement 1 à 5.
Communiqué STIF
Le plus honnête, c'est ce qui se fait dans la plupart des autres pays: un tarif à la distance.
Oui, mais quelle distance ? à vol d'oiseau ou réellement parcourue ? et dans ce dernier cas par où ?
Cas pratique: je prends un abonnement pour Maisons-Alfort - Vélizy que je paie N euros. A quoi me donne-t-il droit ? au seul trajet en bus en ligne directe: 172 + 390 ? au trajet par Pont de Sèvres + 291 ? au trajet par La Défense + T2 + 45 (le plus rapide à mes heures, mais pas en heures creuses puisque la ligne ne circule pas) ? par Bourg la Reine + 390 ? par Antony + 379 ? par Massy + CVM ?
Dans le premier cas, il faut encore faire la différence entre un km en rase campagne et un km en tunnel sous Paris. Ces 2 km n'ont pas du tout les mêmes coûts.
Le coût étant ce qu'il est en rase campagne, il va alors tenir compte de l'utilisation. Et s'il n'y a pratiquement pas d'utilisation, il va falloir répartir le prix entre les quelques pékins qui sont dans les trains. Habitants de Malesherbes, Boigneville et des quelques gares suivantes, préparez-vous...
Le tarif symbolique est interessant. Car le financement des transports est essentiellement public. Le prix du billet est une part minoritaire. Dès lors, puisqu'une collectivité finance avec les impôts qu'elle lève un système de transport, impôts payés par les contribuables selon des règles partagées, alors ces contribuables doivent partager le même tarif quand ils utilisent ce système de transport.
D'après une plaquette du STIF, et ce doit être le budget de fonctionnement 2009:
collectivités publiques (1522 M EUR) = 19,6 %
versement transport (2971 M EUR) = 38,2 %
voyageurs (titres de transport) (2311 M EUR) = 29,7 %
employeurs (remboursement des abonnements) (668 M EUR) = 8,6 %
autres recettes (publicités, contraventions et autres amendes) (300 M EUR) = 3,9 %
soit un total de 7778 M EUR reversés pour 55 % à la RATP, 34 % à la SNCF, 10 % à Optile et 1 % à d'autres (source:
http://www.stif.info/IMG/pdf/PlaquetteStif-2.pdf)
Il y a donc un peu moins de 30 % apportés par les voyageurs (hors remboursement abonnements qui a été séparé): la diminution de cette part se traduirait soit par une diminutation des prestations, soit par une augmentation des versements des autres contributeurs: collectivités publiques (donc impôts supplémentaires, mais celui qui ne bénéficie que d'un ou deux cars par jour à 3 km de chez lui trouvera-t-il cette augmentation normale ?) ou entreprises (qui paient déjà 46,8 % et qui n'ont pas manqué de le rappeler lors des discussions sur les projets Grand Paris).
J'ai volontairement pris des exemples extrêmes. Tout ça pour dire que les choix ne sont pas des plus simples (d'où les études en cours au STIF actuellement).